Depuis sa prise de fonction à Manchester United, Ruben Amorim se retrouve au cœur d’un tourbillon de défis, entre résultats mitigés, blessures clés et gestion délicate d’un effectif en pleine transition.
Arrivé pour redynamiser un club en manque de performances, le coach portugais a récemment salué l’état d’esprit affiché par ses joueurs lors du succès 1‑0 face à Newcastle, mettant en avant la solidarité et la combativité de son groupe malgré une possession largement en dessous de celle de l’adversaire. Patrick Dorgu, jeune prodige de 21 ans, a inscrit l’unique but et symbolise la volonté d’Amorim de donner plus de responsabilités aux jeunes talents.
Pour autant, cette réussite ne masque pas les difficultés persistantes. United subit une crise d’infirmerie importante, avec des cadres comme Bruno Fernandes ou Kobbie Mainoo indisponibles sur de longues périodes, ce qui impacte notablement la créativité et la stabilité de l’équipe. Amorim lui‑même a reconnu qu’il est difficile de remplacer l’influence de Fernandes dans l’entrejeu.
Sur le front des transferts et contrats, le manager demeure prudent. Lors d’une conférence de presse, il a indiqué qu’aucune décision n’a encore été prise concernant l’avenir de vétérans comme Harry Maguire ou Casemiro, tandis que le club envisage des renforts ciblés pour la fenêtre de janvier, sans précipitation. L’accent reste mis sur des joueurs pensés pour l’avenir plutôt que des solutions « pansements ».
Cette saison, Amorim doit aussi composer avec l’héritage d’un mercato précédent critiqué pour ses lacunes offensives, notamment l’absence d’un véritable numéro 9, un sujet qui continue de poser question dans un United souvent trop timide devant le but.













