L’un des épisodes les plus inattendus de l’histoire de Wimbledon remonte à 2013, lorsqu’un joueur relativement méconnu du circuit a créé la plus grande surprise du tournoi. Steve Darcis, alors classé n° 135 mondial, avait éliminé Rafael Nadal, tête de série n° 5 et récent vainqueur de Roland‑Garros, dès le premier tour du Grand Chelem londonien, dans un match qui a marqué les esprits des amateurs de tennis du monde entier.
Plusieurs années après ce choc, Darcis s’est ouvert sur certains éléments de cette confrontation restée historique. Selon lui, la manière dont Nadal abordait l’échauffement avant le match a joué un rôle psychologique non négligeable. L’Espagnol, connu pour son intensité même à l’entraînement, frappait des balles extrêmement puissantes et profondes pendant la mise en route, ce qui avait d’après le Belge perturbé son rythme et rendu difficile la transition vers le match officiel.
Pour Darcis, ce n’était pas une stratégie conçue pour déstabiliser intentionnellement un adversaire, mais plutôt un moyen de mettre son corps en confiance avant une rencontre importante. L’impact fut néanmoins réel : Darcis reconnaît qu’il n’était pas pleinement dans la partie au début, peinant à s’ajuster au rythme infernal imposé par Nadal dès les premiers échanges d’avant‑match.
Malgré ce désavantage, le Belge a réussi à rester agressif et à imposer son jeu, remportant deux tie‑breaks avant de conclure en trois sets. Ce succès reste l’un des exploits les plus marquants de Wimbledon, car il s’agissait de la première défaite de Nadal au premier tour d’un Grand Chelem.













